LE PLAT AU FUMET APPETISSANT

Il était une fois un chef de restaurant gastronomique. Chaque jour il se disait:

-Ah si mon restaurant pouvait obtenir 3 étoiles au Guide Michelin.

Mais d’étoile, point. Un jour que le chef était en cuisine, un critique culinaire demanda à le rencontrer et lui dit:
-Votre vœu le plus cher sera exaucé. Avant qu'une année ne soit passée, votre restaurant obtiendra 3 étoiles au Guide Michelin.
Ce que le critique avait prédit arriva. Le Guide Michelin parut et le restaurant du chef y était listé parmi d'autres,
avec 3 belles étoiles accrochées à côté du nom du restaurant. Le chef ne tenant plus de joie décida d'organiser un grand diner pour célébrer la nouvelle. Il ne se contenta pas d'y inviter les serveurs, les commis et les chefs de partie de son restaurant, mais aussi des collègues chefs afin qu'ils puissent fêter ensemble la nouvelle. Il y en avait treize dans le la ville ou il vivait et travaillait. Mais, comme il ne possédait que douze chaises à sa table d'honneur, l'un d'eux ne fut pas invité. Le diner fut somptueux. Alors que le moment de servir l’entrée arrivait, les chefs ne tarirent pas d’éloges sur la soirée: l'un vantait le goût sur et raffiné de leur hôte en matière de choix de vin, l'autre louait la qualité des mets cuisines, le troisième le savoir-faire de leur hôte quant à l'art de dresser une table et ainsi de suite.
Comme onze des chefs venaient d'agir ainsi, le treizième chef fit irruption dans la salle à manger. Il voulait se venger de n'avoir pas été invité. Sans saluer quiconque, il s'écria d'une forte voix :
-Le plat de résistance, dans sa quinzième minute de cuisson, sera trop cuit et ne pourra être servi.
Puis il quitta les lieux. Tout le monde fut choqué. Le douzième des invités, celui qui n'avait pas encore fait d’éloges, s'avança alors et tenta de rassurer tout le monde
:
-Ce n'est pas une cuisson trop forte qui saurait déstabiliser notre hôte. Celui-ci trouvera bien une sauce pour sublimer ce petit désagrément. [...]

[inspiré du conte 'La belle au bois dormant']



lundi 5 septembre 2011

Il était une fois... un ersatz de ratatouille couscoussée

Une recette de la création de Frutti… d’où des indications parfois approximatives (que celui qui a dit « douteuses » se dénonce) vu que Frutti cuisine à l’ancienne : tout ce fait au pif et au goût. Le résultat est plutôt sympa… et digeste !


Combien ?

Environ 4 personnes.


Quoi ?

-250g de maftoul (couscous palestinien)

-2 poignées de raisins secs

-2 tomates bien mûres

-1 oignon

-1 aubergine moyenne

-2 cubes de bouillon de légumes

-1/2L d’eau

-1 cuillère à café de masala

-1 cuillère à café d’origan


Comment ?

Etape 1 : Faites gonfler les raisins secs dans un bol d’eau chaude.

Etape 2 : Coupez l’aubergine en petits morceaux (ex : en quart puis finement tranchée), la tomates en dés et l’oignon en rondelles. En parallèle faites bouillir l’eau avec les cubes de bouillon.

Etape 3 : Faites revenir l’oignon dans une sauteuse jusqu’à obtenir des morceaux translucides.

Etape 4 : Ajoutez les tomates et l’aubergine, faites revenir au feu vif jusqu’à ce que l’eau des légumes soit évaporée.

Etape 5 : Recouvrir les légumes de bouillon (pas la totalité, juste ce qu’il faut pour que cela soit recouvert). Mettez sur feu moyen voir doux de façon à ce que les légumes cuisent dans bouillir. Parallèlement, faites cuire le maftoul dans de l’eau bouillante comme vous le feriez pour du riz. Pour le temps de cuisson : il va falloir goûter !

Etape 6 : Une fois le bouillon évaporé, ajoutez en un peu plus de façon à obtenir une consistance proche de la ratatouille (vous pouvez renouveler l’opération si vous estimez que cela mérite une cuisson plus prolongée).

Etape 7 : En dernier ajoutez le masala et l’origan. Remuez bien et laissez mijoter 2-3 minutes supplémentaires.

Etape 8 : Egoutez le maftoul et ajoutez les raisins. Il ne vous reste plus qu’à servir.

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