LE PLAT AU FUMET APPETISSANT

Il était une fois un chef de restaurant gastronomique. Chaque jour il se disait:

-Ah si mon restaurant pouvait obtenir 3 étoiles au Guide Michelin.

Mais d’étoile, point. Un jour que le chef était en cuisine, un critique culinaire demanda à le rencontrer et lui dit:
-Votre vœu le plus cher sera exaucé. Avant qu'une année ne soit passée, votre restaurant obtiendra 3 étoiles au Guide Michelin.
Ce que le critique avait prédit arriva. Le Guide Michelin parut et le restaurant du chef y était listé parmi d'autres,
avec 3 belles étoiles accrochées à côté du nom du restaurant. Le chef ne tenant plus de joie décida d'organiser un grand diner pour célébrer la nouvelle. Il ne se contenta pas d'y inviter les serveurs, les commis et les chefs de partie de son restaurant, mais aussi des collègues chefs afin qu'ils puissent fêter ensemble la nouvelle. Il y en avait treize dans le la ville ou il vivait et travaillait. Mais, comme il ne possédait que douze chaises à sa table d'honneur, l'un d'eux ne fut pas invité. Le diner fut somptueux. Alors que le moment de servir l’entrée arrivait, les chefs ne tarirent pas d’éloges sur la soirée: l'un vantait le goût sur et raffiné de leur hôte en matière de choix de vin, l'autre louait la qualité des mets cuisines, le troisième le savoir-faire de leur hôte quant à l'art de dresser une table et ainsi de suite.
Comme onze des chefs venaient d'agir ainsi, le treizième chef fit irruption dans la salle à manger. Il voulait se venger de n'avoir pas été invité. Sans saluer quiconque, il s'écria d'une forte voix :
-Le plat de résistance, dans sa quinzième minute de cuisson, sera trop cuit et ne pourra être servi.
Puis il quitta les lieux. Tout le monde fut choqué. Le douzième des invités, celui qui n'avait pas encore fait d’éloges, s'avança alors et tenta de rassurer tout le monde
:
-Ce n'est pas une cuisson trop forte qui saurait déstabiliser notre hôte. Celui-ci trouvera bien une sauce pour sublimer ce petit désagrément. [...]

[inspiré du conte 'La belle au bois dormant']



mercredi 1 mars 2017

Il était une fois... une tatin courge et chèvre



Une recette concoctée à partir d’idées piquées ici et là. Yotam Ottolenghi et sa tarte tatin au fenouil a largement inspiré la recette proposée dans ce post. Le résultat est à la hauteur des espérances de mes papilles.


Combien ?
Une tarte.

Quoi ?
-500g de courge (une fois pelée)
-2 oignons
-2 cuillères à soupe d’huile d’olive
-2 cuillères à soupe de vin blanc
-80g de sucre
-25g de beurre salé
-1 cuillère à café de romarin
-200g de chèvre frais
-1 pâte brisée


Comment ?
Etape 1 : Pelez puis taillez la courge en tranche de 1cm maximum. Pelez et émincez les oignons.
Etape 2 : Dans une casserole, à feu moyen, faites revenir dans de l’huile d’olive les oignons. Une fois qu’ils sont translucides, ajoutez le vin blanc et laissez cuire jusqu’à ce qu’il soit évaporé. Mélangez régulièrement pendant la cuisson. Réservez.
Etape 3 : Dans un plat à tarte tatin, répartissez le sucre de façon homogène sur tout le fond et faites-le fondre. Ajoutez le beurre et remuez bien de façon à obtenir un caramel. Ajoutez le romarin et mélangez bien.
Etape 4 : Disposez sur le caramel les tranches de courge et laissez cuire 10 minutes.
Etape 5 : Retirez du feu et disposez les oignons en couche homogène puis émiettez le fromage frais. Couvrez de la pâte en prenant bien soin de rentrer le bord de la pâte à l’intérieur du plat.
Enfournez dans un four préchauffé à 180°C et laissez cuire pendant 20 à 30 minutes (jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée).


PS : J’utilise le plat à tarte tatin d’Emile Henry qui passe sur le feu puis au four. Si vous n’avez pas ce plat alors faites le caramel dans une casserole puis versez le dans un plat à tarte qui lui pourra aller au four.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire